EXPOSITIONS PASSÉES

Le Maroc vu par les affiches de cinéma

Le Maroc au cinéma raconté par les affiches
Décembre 2017

Une collection rare et qui trouve toute sa place au Musée Macma, en hommage au festival international du film de Marrakech, qui se déroule en décembre chaque année.

Une évocation et nombre de souvenirs pour beaucoup de ces films tournés dans la lumière du Maroc, bien avant que Ouarzazate ne devienne le centre nerveux des tournages dans des décors exotiques. Il y a bien sûr l’abondante iconographie du mythique « Casablanca », mais aussi « l’Homme de Marrakech » (de Jacques Deray avec Claudine Auger) ou « L’homme qui en savait trop »  de Hitchcock. De quoi se replonger dans l’épopée du Septième Art sous la lumière du Maroc.

Expression de l’orientalisme

De la fin du 19è siècle jusqu’aux années 60, nombre de peintres occidentaux, français, espagnols, anglais, ont été attirés par l’exotisme mais aussi par l’authenticité du Maroc, et la beauté de ses paysages comme de sa culture. Des tentatives d’interprétations des « mystères de l’Orient » à la réalité chaleureuse des habitants comme de la nature, plus de 80 œuvres originales permettent d’apprécier l’empreinte du Maroc dans l’inspiration d’artistes majeurs comme Delacroix, Van  Dongen, Majorelle, Pontoy, Legrand Bertuchi, Herrera, … Portraits, scènes historiques, paysages, jeux de lumières, scènes du quotidien se déploient pour raconter ce dont les yeux et l’esprit des peintres se sont remplis pour raconter « leur Orient ».

L’art naïf, brut et singulier au Maroc depuis les années 50.

Du 06 décembre 2016  au  06 juin 2017

Le MACMA présente une rétrospective de grands artistes marocains représentatifs de l’art naïf, brut ou singulier depuis 1950. Avec des œuvres de Moulay Hmed Drissi, Mohamed Hamri, Mohamed Ben Allal, Said Ait Youssef, Ahmed Louardiri (detail de l’œuvre ci-dessus ), Fatima Hassan El Ferrouj, Ahmed Balili, Chaibia Tallal, Abbès Saladi et Mohamed Tabbal… Beaucoup ont été initiés et ont trouvé leur vocation dans le contact quotidien des artistes français qui les employaient, qui comme jardinier, qui comme cuisinier ou domestique… Si la plupart de ces artistes sont aujourd’hui disparus, leurs couleurs, leur fraîcheur restent intactes autant que la lumière particulière qui parcourt leurs tableaux.

En marge de cette exposition, nous rendons aussi hommage à un grand artiste marocain,  Farid Belkhaia (1934-2013), qui nous est particulièrement cher, parce qu’il a partagé en ami une bonne part de notre vie et de notre activité. Il inaugure l’espace spécifique que nous dédierons régulièrement à des représentants essentiels de la création du Maroc: peintres, illustrateurs, mais aussi conteurs, tisserands ou ébénistes…

« Face à l’Histoire » Najia Mehadji et Mahi Binebine

26 février 2016 – 08 mai 2016
Pascal Amel, Commissaire d’exposition

« Que peut au juste l’art face aux tragédie de l’Histoire? Comment témoigner de l’innommable avec les seules armes symboliques de la culture? Comment les  œuvres peuvent-elles être en prise avec l’inhumain et générer malgré tout de l’humain? Comment peuvent-elles nous faire prendre lucidement conscience de ce qui a eu lieu – de ce qui, hélas, est toujours d’actualité – tout en approfondissant notre sensibilité? Comment peuvent-elles être à la fois existentielles et novatrices, « critiques » et « poétiques »?
Les œuvres de Mahi Binebine et Najia Mehadji répondent à cette double exigence.